Cette semaine, l’indice Cac 40 a cédé 2,27% à 4.533,72 points.
En quatre séances, puisque les marchés européens seront fermés Vendredi saint et lundi de Pâques, le Cac 40 cède 1,27% à 4.533,72 points. En fait, l’indice a chuté de 3,5% lundi puis rebondi de 3,4% mardi, avant de repartir en légère baisse.
Du coté des titres on notera la bonne performance du titre BNP Paribas, qui progresse de 8,87% sur la semaine.
Mettant fin aux spéculations récurrentes du marché, la banque a annoncé renoncer à une éventuelle offre sur la Société Générale, estimant que les conditions ne sont pas réunies pour réaliser une opération créatrice de valeur pour ses actionnaires. Le soufflé retombe logiquement sur la cible prétendue, qui chute de 10,79%.
L’évolution du titre Arcelor Mittal a elle été pénalisée par la forte baisse des cours des matières premières en fin de semaine.
Le titre a cédé en une semaine 5,35%. Total a reculé de 4,42%, Vallourec de 6,33%.
La perspective d’un ralentissement économique global, faisant craindre une baisse de la demande, a pesé sur la tendance.
Le titre EADS a lui été pénalisé par la nouvelle montée de l’euro face au dollar, a chuté de plus de 13%.
Données macroéconomiques
La Réserve fédérale américaine est intervenue dans l’urgence, à peine deux jours avant la réunion officielle de son comité de politique monétaire, pour abaisser son d’escompte de 25 points de base à 3,25%, et mettre en place un nouveau plan de prêts directs.
Dans un communiqué, la banque centrale a évoqué une nouvelle dégradation de la conjoncture. « La croissance des dépenses du consommateur a ralenti et le marché de l’emploi s’est affaibli », indique-t-elle. « Les marchés financiers restent soumis à une pression considérable, et le resserrement des conditions de crédit ainsi que l’approfondissement de la contraction du marché de l’immobilier devraient continuer de peser sur la croissance économique au cours des prochains trimestres », ajoute la Fed. Une situation d’autant plus inquiétante qu’en parallèle, l’autorité s’inquiète d’une l’inflation toujours « élevée », à laquelle s’ajoute même un accroissement de « certains signes précurseurs d’inflation ». Ce qui limite d’autant plus sa marge de manœuvre de la Réserve fédérale en matière de politique monétaire.
les stocks hebdomadaires de pétrole américains ont eu le mérite de mettre en valeur un nouvel affaiblissement de la demande, en conséquence de la dégradation de la conjoncture et de la forte hausse des cours.
Après un nouveau plus haut historique à 111,80 dollars lundi, le baril de brut léger est revenu à 100 dollars à l’approche du week-end saint. De son côté, l’once d’or a également cédé du terrain, revenant de plus de 1.000 dollars à un peu plus de 925 dollars l’once, jeudi après-midi. Repli des matières premières, signes d’un ralentissement de la croissance européenne (sur le plan macro-économique mais également du côté des entreprises avec quelques alertes de sociétés comme Credit Suisse, Allianz, Siemens ou Sony Ericsson) et enfin baisse moins prononcée que prévu des taux de la Fed ont joué en faveur du dollar face à l’euro.