Monsieur DUGAST a effectué une grande partie de sa carrière au sein du groupe SONY France, où il crée et dirige la division « information technology » commercialisant les produits numérique et informatique.
En 1999 il participe à la création de la société de capital risque Apollo Invest, spécialisée dans le financement de jeunes entreprises des NTIC.
Apollo Invest a investit plus de 20 millions d’euros dans différents projets.
Monsieur DUGAST a également occupé le poste de directeur général au sein de différentes sociétés comme LEXSI ou encore RSI.
Il est depuis 2004 le Président Directeur Général de la société SPAD spécialisée dans le DATA MINING.
En 1999 il participe à la création de la société de capital risque Apollo Invest, spécialisée dans le financement de jeunes entreprises des NTIC.
Apollo Invest a investit plus de 20 millions d’euros dans différents projets.
Monsieur DUGAST a également occupé le poste de directeur général au sein de différentes sociétés comme LEXSI ou encore RSI.
Il est depuis 2004 le Président Directeur Général de la société SPAD spécialisée dans le DATA MINING.
Comment vous est venue l’idée de créer la société SPAD ?
Xavier DUGAST (XD) : Il ne s’agit pas tout à fait d’une création.
L’entité juridique SPAD est née de l’acquisition de deux sociétés qui sont « QUALICONTROL » et « DECISIA ».
Ces deux sociétés possédaient des synergies fortes, l’une est spécialisée dans « le contrôle de la qualité des données » et l’autre dans « l’analyse des données ».
Le regroupement de ces deux structures complémentaires au sein de SPAD, a permis de devenir rapidement un « acteur important sur le marché du décisionnel analytique ».
Comment vous est venu à l’esprit cette stratégie d’acquisition multiples ?
XD : Tout est parti d’un constat simple, l’apparition de la bulle INTERNET a provoqué le financement de nombreuses entreprises.
Ces financements ont permis à certaines d’investir massivement dans la R&D et le développement de produits plus ou moins intéressant.
L’éclatement de la bulle a placé ces entreprises dans des situations difficiles.
Elles avaient, pour certaines finalisé le développement de leur produit, mais avaient encore besoin de « cash-flow » pour les commercialiser.
Ces sociétés se trouvant dans des situations délicates, elles étaient ouvertes à des négociations de rachat pour des sommes réalistes.
Après ces acquisitions, il a bien évidemment fallut effectuer certaines restructurations, réduire au maximum les coûts fixes.
Pourquoi ce choix du secteur peu connu du « décisionnel analytique » également référencé sous le nom de « DATA MINING » ?
XD : Il est vrai qu’il s’agit d’un secteur peu connu du grand public.
Cependant il faut noter que les entreprises modernes devront faire face dans les années à venir à des flux de données de plus en plus important provenant de sources différentes.
L’exploitation de ces données de manière cohérente et qualitatives permettent aux entreprises de bien cerner leur marché et d’identifier leur cible marketing.
Le « décisionnel analytique » permet de répondre à ce besoin émergeant et de plus en plus présent au sein des entreprises.
Autrement dit le décisionnel analytique d’une manière générale et l’offre logicielle de SPAD en particulier permettent aux entreprises de valider la qualité des données présentent au sein de leur système d’information.
A titre d’exemple le « DATA MINING » est utilisé par les sociétés de sondages, les organismes financiers et dans le milieu médical.
Ce secteur connaît une croissance organique à deux chiffres de l’ordre de 20% à 30% par an. SPAD est à ce jour, sur le marché français, un acteur clé.
Quel est le profil type de vos clients ?
XD : Nous comptons au sein de notre portefeuille client 80% des entreprises du CAC 40.
Il s’agit donc essentiellement de grands comptes.
Cependant SPAD développe également des offres comme le « PACK PRIMO » destinées aux PME.
Quel est votre stratégie de développement à moyen terme ?
XD : SPAD occupe déjà une place de choix sur le marché français. Nous visons sur l’exercice 2005 un chiffre d’affaire légèrement supérieur à 3 Millions d’euros et de 4 Millions d’euros sur l’exercice 2006.
Dans les deux ans qui viennent nous pensons continuer à nous développer sur le marché européen.
Nous visons principalement les marchés allemand et espagnol.
Pensez-vous faire appel à des investisseurs externes pour accélérer votre croissance ?
XD : A ce jour SPAD est déjà à l’équilibre financier, nous n’avons pas besoin de fonds externes pour continuer à nous développer sur le marché français.
Par contre il est envisageable que nous fassions appel à des fonds externes pour accélérer notre développement au niveau européen.