M. François Fillon annonce une « opération coup de poing », c’est la guerre !
L’ennemi que le gouvernement n’avait pas vu, a été débusqué par 60 millions de consommateurs : entre novembre janvier, les prix de certains produits alimentaires vendus en grande surfaces ont enregistré des hausses allant de 5% à 48%.
Depuis que cette information hautement confidentielle a été rendue publique, c’est le branle bas de combat général. A moins de deux semaines des élections municipales, n’importe quel gouvernement aurait réagi de la même façon.
Dans l’absolu tout cela n’a rien de surprenant, avec une baril à plus de 100 $ et une hausse forte à l’échelle mondiale du prix des matières agricoles , des tensions sur les prix étaient inévitables.
Il est possible que certains distributeurs ou industriels aient profité pour relever leur marge, cela parait même probable. Mais jusqu’à preuve du contraire les prix sont libres en France et le gouvernement a des moyens d’action limités. Le gouvernement pourrait interférer sur les prix, seulement si il pouvait démontrer que sur certains produits il y’a eu des ententes entre producteurs, ou dans certaines zones géographique entre distributeurs.
Toute cette agitation doit faire sourire M. Jean-Claude Trichet, président de la BCE qui se souvient sans doute que en mars 2007, le candidat Sarkozy le critiquait vivement pour sa gestion de l’euro, en affirmant que celui-ci devait être mis au service de l’emploi et non pas simplement de la lutte contre une inflation qui n’existe plus ...