Du coté des valeurs, on notera la bonne performance du titre Vallourec qui progresse de 146,22 euros alors que le groupe a légèrement relevé sa prévision de chiffre d’affaires pour 2008. Pour 2008, Vallourec vise un chiffre d’affaires " au moins égal " à celui de 2007 à périmètre comparable. En février, le groupe tablait sur un chiffre d’affaires " en ligne ". Enfin Vallourec annonce la mise en place d’un plan de réduction des coûts en vue d’économiser plus de 200 millions d’euros par an à l’horizon 2010.
La séance a également été favorable pour les valeurs du compartiment bancaire. Outre atlantique, CNBC a affirmé qu’un accord pour un plan de sauvetage du rehausseur de crédit Ambac pourrait être annoncé avant la fin de la journée, tandis que Morgan Stanley a relevé son conseil sur Fannie Mae de « sous-pondérer » à « pondérer en ligne ». Plusieurs sociétés du secteur ont par ailleurs publié des résultats. Crédit Agricole SA progresse de 5,75% à 18,20 euros après la publication de ses résultats annuels. La banque verte a accusé une perte nette de 857 millions d’euros au quatrième trimestre, contre un bénéfice de 1,06 milliard un an plus tôt, affectée par 3,3 milliards d’euros de dépréciations liées à la crise des marchés du crédit. Pour l’ensemble de l’exercice 2007, le Crédit Agricole a dégagé un bénéfice net de 4,04 milliards d’euros, en baisse de 16,8%. La banque propose un dividende de 1,20 euro, en hausse de 4,3%. Enfin, concernant un éventuel intérêt pour la Société Générale, le directeur financier de CASA a déclaré " ne pas rester indifférent aux évolutions qui pourraient se produire ". Les autres banques montent également. BNP Paribas prend 2,48% à 59,86 euros et Société Générale 3,26% à 69,62 euros.
Les indices des grandes places européennes ont terminés la séance dans le vert. le Footsie prend 1,49% à 5.853,50 points et, à Francfort, le Dax progresse de 2,12% à 6.683,71 points.
Données macroéconomiques
Sur le plan macro-économique, de nombreuses publications étaient attendues aux Etats-Unis. L’indice d’activité dans les services, tel que calculé par l’Institute for Supply Management (ISM), est en particulier ressorti à 49,3 le mois dernier, après avoir chuté à 44,6 en janvier, son plus bas niveau depuis octobre 2001. Les économistes tablaient sur un rebond moins marqué à 47. L’ISM a annoncé lundi dernier que son indice d’activité manufacturière avait reculé à 48,3 en février, au plus bas depuis avril 2003, contre 50,7 en janvier. Mais les services représentent près de 90% de l’activité économique aux Etats-Unis.
La productivité du secteur non agricole y a progressé de 1,9% en rythme annualisé au quatrième trimestre, contre +1,8% annoncé en première approche. Toutefois, l’augmentation du coût unitaire du travail a également été révisée en hausse à 2,6% sur la période, contre +2,1% précédemment estimé. De son côté, l’institut ADP a fait état de 23.000 suppressions d’emplois dans le secteur privé en février, dans le cadre de son enquête ADP Employer Services. Ce chiffre est de mauvais augure à deux jours de la publication de la statistique officielle. Enfin, les commandes à l’industrie américaine ont reculé de 2,5% en janvier, comme prévu par les analystes, après une hausse de 2% (révisée de +2,3%) le mois précédent.
Enfin, la Fed doit publier son Livre Beige à 20h00. Ce document, qui fait le point sur l’évolution de l’économie au cours des deux derniers mois, servira de base de travail à la prochaine réunion du conseil de politique monétaire, prévue le 18 mars.
L’actualité dans le secteur du pétrole soutenant les cours, le baril de brut léger progresse de 3,57 dollars à 103,09 dollars à New York. Les statistiques du jour mettant par ailleurs en évidence l’asthénie de l’économie américaine, le dollar reste faible à 1,5284 contre euro.