Cette nouvelle a étonnée tout le monde jusque dans les murs de Gaz de France.
En effet, alors que la polémique sur le pouvoir d’achat bât son plein, le gouvernement a décidé une augmentation de 5,5% du prix du gaz pour les particuliers avec une mise en application d’ici à fin avril.
L’augmentation proposée permet à Gaz de France de ne plus vendre son énergie à perte auprès des foyers français - l’augmentation accordée par l’Etat correspond au surcoût généré par l’envolée des cours du pétrole.
Cette décision va dans le sens de la Commission européenne, pour favoriser la concurrence.
En effet, Bruxelles préconise une séparation de la propriété des réseaux de transport constitutifs d’un monopole historique des activités de production et fourniture d’énergie qui sont elles ouvertes à la concurrence.
E.On vient d’ailleurs de s’y plier en Allemagne mais Gaz de France comme EDF s’y opposent.
Selon la rumeur - non confirmée, l’augmentation de tarif accordée par l’état ferait suite à un accord avec Gaz de France qui en échange devra rester maître à 100% de son réseau.
Il existe en effet un danger à céder tout ou parti du réseau dans le contexte actuel.
Il ne faut pas oublier que Gaz de France étudie la possibilité de rejoindre le projet de gazoduc South Stream piloté par Gazprom.
Ce projet prévoit de transporter le gaz russe sous la mer Noire pour rejoindre la Bulgarie pour se scinder ensuite en deux, une branche vers l’Autriche et l’autre vers la Grèce et l’Italie.
Gazprom pourrait à cette occasion tenter d’entrer au capital du réseau de transport français GDF.
En évitant une séparation patrimoniale des infrastructures la question ne se pose plus.