A la surprise générale, alors que Boeing semblait grand favori, le Pentagone lui a finalement préféré son rival européen EADS, maison mère d’Airbus, , allié à l’américain Northrop Grumman, pour moderniser la flotte d’avions ravitailleurs de l’armée de l’Air.
Il s’agit d’un des plus gros contrats alloués par le Pentagone, il porte porte sur 179 appareils pour un montant de 35 à 40 milliards de dollars (23 à 26 milliards d’euros).
. Cette première tranche s’inscrit dans un marché d’une valeur totale estimée à plus de 100 milliards de dollars sur 30 ans pour remplacer plus de 500 appareils.
EADS s’est engagé avec son partenaire Northrop Grumman à assembler ses avions en Alabama, dans le sud des Etats-Unis. "Il va falloir investir aux Etats-Unis", a commenté le patron d’EADS. Le choix d’EADS commençait malgré tout à provoquer vendredi des réactions indignées à Washington.
Pour le républicain Duncan Hunter, membre de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants, "la décision de l’US Air Force va coûter plus de 100.000 emplois" aux Etats-Unis, en profitant à "des gouvernements européens qui refusent de nous soutenir dans la guerre contre le terrorisme".
Cette nouvelle devrait avoir un impact positif sur l’évolution du titre EADS au cours de la semaine à venir.
Vendredi à la clôture, EADS cotait à 17,43 € en repli de 2,52% sur la semaine écoulée.